Amendements minéraux basiques : la démarche IPA passée au crible

29 août 2017

 

Gérer le PH du sol, les amendements minéraux basiques :

Contrôler le ph du sol en utilisant la démarche IPA 

Comment maîtriser le ph du sol ?

La valeur de l’IPA est adossée au statut acido-basique souhaité pour le système de culture. Ainsi, une fois que l’utilisateur a déterminé le taux de saturation qu’il souhaite atteindre, il n’a plus qu’à choisir le produit à l’IPA minimum correspondant. Petit exemple : Si l’utilisateur  vise un taux de saturation de 90%, il saura que l’optimum technique est un produit dont l’IPA est de 90, a priori accessible au meilleur cout avec un carbonate assez fin.

1) Quels sont les principes  de la démarche IPA ?

 

Il y en a 3 :

– plus le sol est acide, plus les produits se dissolvent et sont efficaces,

– plus les produits sont fins, plus grande est leur rapidité d’action,

– plus les particules sont dispersées dans le sol, plus le produit est efficace.

L’IPA vise à simplifier la préconisation et le choix des produits sur des bases de raisonnement reconnues. La démarche de conseil part du diagnostic analytique, calcule le besoin en bases et va jusqu’au choix du type de produit en utilisant l’IPA.

Choisir un amendements minéral basique avec L’IPA, Indice de Positionnement Agronomique

2) Que se passe-t-il si on met un produit d’IPA supérieur (ou inférieur) à celui recommandé ?

 

Un produit dont l’IPA est supérieur à l’indice nécessaire parvient à l’objectif plus rapidement. Les IPA des produits vous indiquent, sans majoration de dose, quels sont les produits aptes à atteindre le Statut Acido-Basique (SAB) désiré. L’utilisation de produits dont l’IPA est inférieur à l’optimum technique n’est pas recommandée. En effet, les produits grossiers ou durs finiront-ils par se dissoudre ? Pour améliorer le statut acido basique d’un sol, il faut que la vitesse de dissolution de l’amendement calcaire soit au moins supérieure à la production d’acidité dans le sol. Si ce n’est pas le cas, le statut acido-basique ne pourra pas s’améliorer et le pH diminuera.

 

3) Pourquoi avoir choisi le taux de saturation de la capacité d’échange cationique (S/CEC) et non le pH pour fixer l’objectif de correction de l’acidité ?

 

Les variations intra-annuelles du pH sont importantes (jusqu’à 1 point plus faible en été qu’en hiver). Le taux de saturation de la CEC est beaucoup plus stable. Par ailleurs, la mesure conventionnelle du pH en laboratoire est souvent optimiste par rapport à la réalité de l’acidité du sol in situ du fait de la préparation de l’échantillon de terre.

 

4) Quel risque prend-on à utiliser le pH au lieu du taux de saturation ?

 

Les variations annuelles du pH peuvent conduire à un diagnostic moins pertinent. Par ailleurs, si l’on veut utiliser le pH au lieu du taux de saturation, il est prudent de s’assurer localement de la relation entre ces deux indicateurs.

 

5) Quelle précision agronomique peut-on attribuer aux IPA ?

 

10 points d’IPA correspondent à 10 points de taux de saturation ou environ 0,2 point de pH.

 

6) A finesse égale, la dolomie a une solubilité carbonique inférieure aux carbonates. Comment intégrez-vous cette différence dans les indices ?

 

L’efficacité au champ de la dolomie est plus importante que ne l’exprime sa solubilité carbonique. En conséquence, l’IPA de la dolomie a été remonté et se situe 15 points en dessous de l’IPA d’un carbonate de calcium, à finesse égale.

 

7) Pourquoi, à finesse égale, les craies ont-elles un IPA plus élevé que les autres carbonates ?

 

Parce que les craies sont un matériau plus tendre que les autres roches calcaires. Dans l’attribution des indices, la finesse mais aussi la tendreté (évaluée par la solubilité carbonique ou la dureté selon le cas) sont pris en compte. Il n’est donc pas nécessaire que leur broyage soit aussi fin pour parvenir à un résultat comparable.

8) Pourquoi les produits humides ont-ils un IPA inférieur ?

 

Outre le fait qu’ils soient broyés moins fins, l’humidité qu’ils contiennent agglomère leurs fines et limite leur dispersion. A l’exception des craies, les produits humides, appliqués à la dose de valeur neutralisante nécessaire calculée ne peuvent pas atteindre des taux de saturation de 90-100%. Il faut majorer significativement les quantités apportées pour pouvoir y arriver. C’est la part de fines qu’ils contiennent qui fera en fait leur efficacité. Les agriculteurs qui utilisent ce type de produit en utilisent en général 1,5 à 2 fois plus pour parvenir à maintenir leur pH au niveau souhaité.

 

9) Peut-on calculer facilement ses besoins ?

 

Les fabricants vous offrent désormais la possibilité de télécharger le logiciel de calcul des besoins,
afin de pouvoir l’utiliser hors-ligne : IPA-BEB.zip (2,8 Mo). On peut aussi faire son calcul en ligne : http://www.ipa-chaulage.info/index.php/le-raisonnement-du-chaulage-et-calcul-des-besoins#logiciel

 

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